L4 Courtage

Courtage de Licence 4

Règles, démarches et transfert pour les alcools de catégorie 1 à 3

Table des matières
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Vous souhaitez ouvrir un établissement et proposer des boissons alcoolisées ?

Comprendre la législation autour de l’alcool de catégorie 1 à 3 est une étape incontournable. Que vous gériez un bar, un restaurant ou une épicerie, la vente de ces boissons nécessite une licence III – ou licence restreinte, et le respect de règles strictes dictées par le Code de la santé publique.

Catégories de boissons, démarches administratives, sécurisation de votre achat via un accompagnement expert comme celui de Licence 4 Courtage : ce guide pratique vous explique tout ce qu’il faut savoir pour réussir votre projet d’acquisition.

À retenir : Les alcools de catégorie 1 à 3 – boissons sans alcool, vins, bières, requièrent au minimum une licence III. L’exploitation exige un permis spécifique et une déclaration en mairie, avec des quotas stricts limitant toute nouvelle création de licence.

Comprendre la classification des boissons : groupes 1 à 3

Le Code de la santé publique – article L3321-1, classe chaque boisson en plusieurs catégories précises.

  • Le groupe 1 rassemble les boissons non alcoolisées ou contenant des traces résiduelles d’alcool inférieures à 1,2 degré, comme certains jus de fruits ou kéfirs.

Il est important de noter que le groupe 2 a cessé d’exister depuis 2016. Désormais, l’alcool de catégorie 1 à 3 fait principalement référence à la 3ème catégorie.

  • Le groupe 3 inclut les boissons fermentées non distillées telles que le vin, la bière, le cidre, le poiré et l’hydromel. Il comprend également les vins doux naturels, les crèmes de cassis et chaque liqueur titrant jusqu’à 18 degrés d’alcool pur.

En revanche, les spiritueux plus forts comme le rhum – groupes 4 et 5, ne sont pas concernés par cette catégorie.

Licence III : quel cadre légal pour vendre ces alcools ?

La licence III, couramment appelée « licence restreinte », permet de vendre les boissons des groupes 1 et 3, sur place ou à emporter. Elle est parfaitement adaptée pour exploiter un bar à vin, une brasserie artisanale ou encore un salon de thé proposant du cidre.

Voici ce qu’il faut retenir sur son cadre légal :

  • Une consommation libre :

Contrairement à la licence de restaurant qui oblige vos clients à consommer de l’alcool uniquement en accompagnement d’un repas complet, la licence III autorise le service d’un verre isolé.

  • Des conditions d’exploitation strictes :

Le futur exploitant doit être majeur et disposer d’un casier judiciaire vierge de certaines condamnations pénales.

  • La règle des quotas :

La loi limite la création de ces licences en imposant un quota d’un débit de boissons pour 450 habitants au sein d’une même commune.

Si votre projet se limite exclusivement à la vente à emporter, la licence III n’est pas nécessaire. Une « petite licence à emporter » sera suffisante.

N’hésitez pas à contacter Licence 4 Courtage nous évaluerons vos besoins et vous accompagnerons dans vos démarches pour que vous puissiez exploiter votre établissement en toute légalité.

Cocktails et cas limites : quelles boissons sont autorisées ?

Si vous souhaitez réaliser des cocktails dans votre établissement, cela requiert une vigilance particulière.

La règle juridique est stricte : pour déterminer la catégorie d’un mélange, on retient toujours le groupe de la boisson alcoolique la plus forte entrant dans sa composition.

Exemple :

  • Si vous préparez un punch contenant une once de rhum – groupe 4, vous ne pourrez pas le vendre avec une licence III.
  • À l’inverse, un cocktail associant du vin pétillant et une liqueur de moins de 18 degrés reste parfaitement légal dans ce cadre.

Une attention similaire s’applique aux prémix industriels vendus au litre ou en bouteille. S’ils intègrent un alcool distillé fort, la licence IV est exigée.

En cas de doute, un audit préalable de votre carte vous évite toute infraction lors d’un contrôle.

Démarches, transfert et accompagnement expert en 2026

Pour avoir le droit d’ouvrir votre établissement, il faut passer par ces deux démarches administratives :

  • Obtenir votre permis d’exploitation :

La première étape consiste à suivre une formation obligatoire auprès d’un organisme agréé. Elle permet de décrocher ce permis (valable 10 ans), centré sur les enjeux de santé publique.

  • Déposer une déclaration préalable :

Vous devez ensuite enregistrer le formulaire Cerfa n°11542*05 auprès de votre mairie ou préfecture. Attention : cette démarche doit être effectuée au moins 15 jours avant l’ouverture de votre débit de boissons.

Faire face aux quotas : la solution du rachat

Aujourd’hui, la loi impose des quotas qui bloquent souvent la création de nouvelles licences. L’acquisition et le transfert d’une licence III existante s’imposent donc souvent comme la seule solution.

C’est là que l’expertise de Licence 4 Courtage prend tout son sens : nous auditons la licence, vérifions son antériorité et sécurisons juridiquement l’intégralité de votre transaction.

Implantation, horaires et zones protégées

Le choix de l’emplacement pour exploiter votre licence III est très encadré. Le Code de la santé interdit d’implanter un débit à proximité immédiate d’écoles, de stades ou d’hôpitaux, sauf dérogation préfectorale spécifique que nos experts peuvent analyser pour vous.

Les horaires d’ouverture et de fermeture sont dictés par arrêté préfectoral. Si votre modèle économique inclut la vente d’alcool à emporter entre 22h et 8h du matin, une formation spécifique supplémentaire est légalement requise.

Enfin, il faut savoir qu’une licence qui reste inexploitée pendant plus de cinq ans est définitivement supprimée. Lors d’un transfert ou d’un rachat de fonds de commerce, s’assurer de la validité continue des droits est une étape primordiale pour ne pas perdre son investissement.

Obligations de conformité et sanctions encourues

La protection des mineurs face à l’alcool est une priorité des pouvoirs publics.

Il est formellement interdit de vendre des boissons alcoolisées à un mineur. Des contrôles stricts d’identité doivent être appliqués dans votre établissement.

Vous avez également l’obligation d’aménager un étalage bien séparé et visible, mettant en avant au moins dix références de boissons non alcoolisées (jus, sodas, eaux au litre). L’affichage officiel sur la répression de l’ivresse sur la voie publique est indispensable.

Quels sont les risques en cas d’infraction ?

Vendre un alcool hors de votre catégorie par exemple : servir un Mojito, alcool de groupe 4, avec une Licence III, ou enfreindre les règles de service vous expose à des sanctions immédiates :

  • Des amendes salées :

3 750 € pour la vente d’un alcool non autorisé, 750 € pour le service à une personne manifestement ivre, et jusqu’à 7 500 € (et 1 an de prison) pour la vente à un mineur.

  • La fermeture administrative :

En cas de contrôle, la Préfecture peut fermer votre établissement jusqu’à 6 mois. Conséquence : vos rentrées d’argent s’arrêtent net, mais vos charges (loyer, salaires) continuent de tomber.

  • La perte de votre droit d’exercer :

Dans les cas les plus graves ou en cas de récidive, le juge peut saisir votre stock, annuler votre licence et inscrire l’infraction à votre casier judiciaire. Un casier non vierge vous interdira alors définitivement de gérer un débit de boissons en France.

Assurez-vous que vous êtes en règle en contactant l’un de nos experts.

Foire aux questions sur les alcools de la catégorie 1 à 3

Puis-je servir de la bière avec une petite licence restaurant ?

Oui, la bière appartient au groupe 3. Vous pouvez la proposer avec une petite licence restaurant, mais uniquement si vos clients vont la consommer à l’occasion d’un véritable repas servi sur place.

Quelle est la différence entre mutation et transfert de licence ?

La mutation désigne le simple changement de propriétaire d’un débit au sein du même local. Le transfert, en revanche, consiste à déplacer la licence vers une autre commune au sein de la même région, nécessitant une autorisation préfectorale stricte.

Pourquoi confier mon dossier à un courtier spécialisé ?

Le domaine de la licence est complexe et saturé de normes. L’accompagnement de Licence 4 courtage sécurise vos démarches administratives, vérifie que la licence n’est pas périmée et garantit un transfert sans risque légal ou financier pour votre entreprise.

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Charles-Edouard Grimard

Charles-Édouard Grimard, fondateur de Licence 4 Courtage, accompagne les professionnels du CHR grâce à son expertise terrain et son réseau local. Entrepreneur bordelais, il est engagé dans le développement économique du secteur.